saliromanie 

Pour comprendre le sens de cette expression, il faut savoir que dans le passé, on disait d’une personne qui se masturbait qu’elle se souillait.

 

Le sexe est donc depuis très longtemps associé à la saleté. Le terme saliromanie désigne toutes les pratiques sexuelles dans lesquelles les substances (salive, sperme, urine, excréments, transpiration…) produites par le corps humain jouent un rôle important.

 

Sale, le sexe

De nos jours encore, beaucoup de gens considèrent le désir et l’activité sexuelle comme des choses sales. Ceci est sans doute lié au fait que l’homme produit du sperme au moment où il jouit, donc au moment où son désir sexuel est au sommet. Pendant le coït, l’éjaculation est encore plus ou moins ‘cachée’. Par contre, quand un homme se masturbe, il se demande toujours comment il pourra éjaculer sans faire de taches sur ses habits ou sur d’autres endroits visibles. Quand une fille et un garçon peu expérimentés se font jouir manuellement, l’éjaculation du garçon est souvent perçue comme quelque chose de désagréable. Les jeunes amants n’arrivent pas à se débarraser de l’idée qu’ils ont fait quelque chose de sale, et ce sentiment est un peu semblable à l’état de déprime que beaucoup de gens éprouvent après l’orgasme.

 

Sale, mais d’autant plus bon 

Mais en même temps, beaucoup de gens associent cette saleté au plaisir sexuel. C’est pour ça que beaucoup aiment faire des choses ‘sales’. Pendant le sexe oral par exemple, les amants échangent de la salive et d’autres liquides corporels. Le sperme joue ici un rôle important, mais aussi la sueur, ou le liquide vaginal, et bien d’autres encore sont des substances ‘sales’, mais qui peuvent stimuler le désir sexuel. Le fait de chuchoter ou de crier des mots orduriers peut également avoir un effet aphrodisiaque très puissant. Beaucoup d’amants aiment se pisser dessus, faire l’amour avec des habits souillés, ou encore se barbouiller avec tout un tas de substances plus ou moins comestibles. Il ne faut pas croire qu’il s’agisse toujours de quantités énormes: certains aiment lécher sur l’anus de leur partenaire les minuscules restes d’excréments qui s’y trouvent quand celui-ci s’est torché mais qu’il ne s’est pas encore lavé.

 

Obsession

Comme c’est le cas pour toutes les pratiques sexuelles, la saliromanie peut devenir une obsession que l’on pratique en solitaire, ou pour laquelle on fait appel aux services d’une prostituée. Il paraît que le fait de déféquer sur les seins d’une femme ou en plein air procure à la personne qui le fait un orgasme anal violent.

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