grossesse&naissance

La différence entre les sexes repose en premier lieu sur le fait que les femmes donnent naissance à des enfants. Il y a une petite partie de femmes qui ne peut pas ou ne veut pas en avoir. La majorité des filles grandissent avec l’idée qu’elles auront des enfants. C’est une motivation intérieure (programmation génétique) qui exerce une grande influence sur le comportement et la vie de ces filles. En outre, il y a l’entourage social de la personne (famille, amis, école) qui renforce, en général, la motivation personnelle interne. La bonté, le naturel et la désirabilité de la grossesse et de la naissance sont bien établis dans chaque culture et société.

 

Réforme sexuelle

Le monde occidental connaît depuis deux siècles un processus de réforme sexuelle. Celle-ci a remis en question le rôle de la femme dans la grossesse et la naissance. La plupart des gens trouvent que la femme a le droit de choisir d’avoir des enfants ou non. Ceci constitue un progrès important. Toutefois, avoir des droits sur papier n’est pas le même que de les avoir en pratique. Comme indiqué ci-dessus, les personnes (hommes et femmes) sont soumises à des pressions individuelles, familiales, sociales pour avoir des enfants. Même si le nombre d’enfants par femme a diminué, et l’âge de la femme à la première naissance a augmenté, la famille biologique composée d’une mère et d’un enfant reste la base de toute société.

 

Contrôle sur le processus de reproduction

La maternité est aussi un idéal pour les femmes qui, pour une raison ou pour une autre, ne peuvent pas tomber enceinte d’une manière naturelle, et qui font recours à la médecine. Cette dernière a encouragé l’étude de la reproduction, de la grossesse et de la naissance. La mise en place de méthodes, comme FIV, pour réaliser la fécondation en dehors du corps de la femme a permis à l’Homme d’avoir du contrôle sur tout le processus de la reproduction. Ce progrès médical subit encore des réactions négatives de rejet et d’indignation comme c’était le cas il y a peu de la contraception et l’avortement. Pourtant, les avantages de ce nouveau progrès sont clairs pour toute personne raisonnable, surtout du point de vue préventif. La femme peut être de cette façon libérée de la charge de la grossesse et de la maternité (qui sont représentées dans la propagande comme des bénédictions) et la naissance d’une nouvelle vie sera de plus en plus sous contrôle humain. Le droit de la femme à avoir des enfants ne sera plus central dans ce domaine mais plutôt le droit de l’enfant à avoir une bonne santé et une bonne éducation. La réforme sexuelle entamera donc une nouvelle étape.

 

Avantages de la grossesse

La futur maman ressent un accomplissement de soi, elle obtient beaucoup d’attention, elle a de l’importance, elle est contente de répondre à certaines valeurs sociales, elle est prise plus au sérieux et elle a l’impression qu’elle sert à quelque chose d’utile, elle est libérée de la peur de continuer sa vie sans famille, elle vit en harmonie avec la nature et les lois divines, etc. Ceux qui ont choisi d’avoir des enfants d’une manière moderne, sont conscients de leur acte. Le mythe moderne des enfants « désirés » fait partie de la campagne mondiale du planning familial qui consiste à promouvoir partout dans le monde la famille occidentale moderne de 2 ou 3 enfants désirés.

 

Inconvénients de la grossesse

Les troubles et les contraintes pendant ou après la grossesse: nausées, hypersensibilité, pleurs, ballonnements, vertiges, fatigues, irritabilités, enflures, constipations, envies d’uriner plus fréquemment, hypertensions, crampes au ventre, coliques, aigreurs d’estomac, courbatures, seins enflés, décoloration des mamelons, mal au dos, démangeaisons, boutons, cheveux gras, peau d’orange, fins traits blancs sur la peau, taches, analyses et traitements, avertissements, régimes, peurs, sentiments de culpabilité, manque d’envie de sexe, sentiments d’être moins attirante pour le partenaire, superstitions, dépressions, dépendances, vulnérabilités, risques de faire fausse couche, infections des gencives, cicatrices, faiblesses, infections, anémies, hémorroïdes, varices (aussi sur les grandes lèvres), petit risque de toxémie, diabètes, douleurs pendant l’accouchement, risques de déchirures et de coupures, descente de l’utérus, infections, pertes de sang, accouchement au forceps, naissance prématurée, césarienne, risques d’avoir des douleurs après l’accouchement, cicatrices permanentes, autres lésions, solitude, soucis, noctambulisme, épuisement, perte de la liberté du mouvement, etc.

 

Émancipation et instinct de reproduction

Au long terme, la perte de l’attirance et de la liberté joue souvent un rôle dans la vie de la femme du fait que la sollicitude maternelle peut donner des satisfactions mais aussi des déceptions. L’émancipation de la femme se heurte à son instinct de reproduction. La femme moderne essaie de combiner travail, études, carrière, maternité et vie de couple, ce qui rend sa vie chargée et agitée et lui laisse moins de temps pour l’amour et la détente. Enfin, le grand inconvénient de la reproduction dans sa façon actuelle est que l’enfant n’a pas de mot à dire sur sa propre vie.

 

Insémination artificielle (FIV)

Alors qu’il y a des femmes qui essayent d’éviter la grossesse, il y en a d’autres qui essayent en vain d’avoir des enfants.
La cause peut résider dans l’homme. S’il ne produit pas suffisamment de spermatozoïdes performants, alors ces derniers ne peuvent pas atteindre les trompes de Fallope. Le moyen pour résoudre ce problème consiste à isoler dans un centrifuge les spermatozoïdes performants et de les injecter par la suite dans l’utérus.
L’insémination peut être intra cervicale, le sperme est simplement déposé dans la glaire à l’aide d’un canule, ou intra utérine (IIU), la préparation est alors injectée dans la cavité utérine à l’aide d’une fine canule. La femme doit suivre auparavant un traitement hormonal afin de réaliser un meilleur taux de grossesse. Une naissance multiple en est parfois la conséquence. Lors de telles grossesses, il s’agit souvent d’un retard de croissance, de fausses couches ou de césariennes. C’est l’une des raisons pour lesquelles cette méthode est moins préférée.
La fécondation peut aussi avoir lieu en dehors du corps de la femme en recueillant le sperme de l’homme et un ovule de la femme et en les mettant en contact dans une éprouvette. De cette façon, un embryon se forme. Un à six jours après, on sélectionne quelques embryons que l’on transfère alors dans l’utérus de la femme. C’est la fameuse technique FIV (Fécondation In Vitro).
Le bon moment pour réaliser la fécondation se situe juste avant l’ovulation. Cette dernière doit être bien déterminée à l’avance. Pour y parvenir, on mesure la température du corps autour de la période d’ovulation pendant quelques mois (voir jours à risques et jours sans risques). Au moment de l’ovulation, la température du corps augmente un peu (parfois seulement d’un demi degré). Il y a aussi d’autres méthodes pour déterminer la période d’ovulation entre autre l’abstinence périodique.
La femme est plus féconde les trois à cinq jours avant l’ovulation et un jour après. Le sperme est plus performant après une semaine d’abstinence.
Les chances de succès de cette méthode diminuent et les risques de complications augmentent quand la femme a plus de 40 ans.

 

Insémination avec donneur

Si le sperme de l’homme n’est pas performant, dans ce cas on peut aussi faire appel à un donneur. Le don de sperme est réglementé en France par la loi du 29 juillet 1994 qui prévoit l’accord de l’épouse ou de la compagne du donneur ainsi que de satisfaire aux examens sanitaires tels que HIV, hépatite, syphilis, etc. Le don est anonyme. Le donneur n’aura jamais d’informations sur la destination précise de son sperme. Idem pour les receveurs sur la provenance du don. La liste d’attente est longue dans les Centres d’Étude et de Conservation des Œufs et du Sperme humains (CECOS). Elle peut atteindre deux ans par manque de donneurs de sperme.
Le couple peut aussi faire appel à un frère ou à un autre proche de l’homme, parce que dans ce cas il n’y pas de différences au niveau des gènes et des ressemblances physiques.

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