dépendanceausexe 

On peut développer une dépendance au sexe comme aux drogues, à l’alcool, aux cigarettes, aux jeux du hasard, au travail, à la télé, à l’argent, etc.

 

Dépendance

Le terme ‘addiction’ est actuellement utilisé comme équivalent à celui de dépendance. Le terme renvoie à une envie irrépressible et une difficulté ou une impossibilité répétée à contrôler le besoin de l’objet addictif. Dans ce cas-ci, c’est l’objet addictif qui est utilisé pour contrer un malaise et apporter un bien-être immédiat. Une personne souffrant de dépendance ressent fréquemment de la honte, de la culpabilité et de l’impuissance. Ses comportements compulsifs peuvent engendrer plusieurs conséquences négatives (séparation, négligence de l’entourage…) et/ou d’autres formes de dépendances. La thérapie est le meilleur traitement. Que ce soit individuel ou de groupe, elle offre un soutien et aide le patient à cibler les causes de sa dépendance et à y trouver des solutions. Il y a des dépendants qui, malgré le soutien professionnel, restent toute leur vie dépendants.
La situation décrite ci-dessus concerne la « dépendance » en général, qu’il s’agisse de cigarettes, de drogues, de sexe, d’argent, de travail, etc.

 

Dépendance sexuelle

La dépendance sexuelle est un trouble dont souffre un individu qui ressent de manière compulsive et obsessionnelle le besoin de l’activité sexuelle. La notion de dépendance sexuelle est apparue après la dépendance aux drogues et à l’alcool qui est traitée comme une maladie. Il y a un courant aux Etats-Unis qui se base sur les travaux de Patrick Carnes, et qui essaie d’attirer l’attention sur la maladie de la dépendance sexuelle. Les adeptes de ce courant affirment qu’il leur a fallu fournir beaucoup d’effort pour parvenir à convaincre les assistants sociaux de l’existence de la dépendance sexuelle. Ceci est un malentendu. Depuis tout temps, les thérapeutes et autres se sont occupés de la maîtrise des dérives incompréhensibles. La notion d’exagération est connue et a toujours été désapprouvée. L’ivresse fait partie par exemple des plus vieilles expériences de dépendance et elle est toujours désapprouvée, et passible d’une peine de nos jours encore. Dans le cas du sexe, c’est aussi d’une façon plus sévère le cas. Le contrôle du sexe occupe depuis toujours une place cruciale dans toutes les philosophies et les religions du monde (on pense souvent que ceci n’est pas le cas dans les philosophies orientales, mais c’est faux, voir tao et tantra). La répartition entière en « corps » et « âme » a une signification sexuelle très forte, et forme la base de l’idée de « maîtrise », même de nos jours mais inconsciemment. L’«âme » doit maintenir le « corps » sous contrôle à l’image d’un commandant de navire ou d’un père de famille.

 

Climat anti-sexuel

Ce qu’on reproche le plus au courant contre la dépendance sexuelle est que de la plupart des symptômes et de comportements qu’on qualifie de dépendance sexuelle il n’y a qu’une petite partie qu’on peut vraiment qualifier de ‘dépendance’, telle a été décrite ci-dessus. Le reste, environ 95%, se constitue d’exemples de ce qu’on appellerait des variantes du comportement sexuel. Les fantaisies sexuelles sont bien sûr normales, et chacun les a. C’est alors absurde de considérer ces fantaisies en soi comme un signe de dépendance. Ceci s’applique aussi au nudisme, à la masturbation avec des objets, etc. Il s’agit là de comportements qu’on désapprouve, mais ce n’est pas une raison pour les qualifier de dépendance. C’est le même cas de l’exhibitionnisme, du sexe avec les enfants, du sexe frôleur, etc. On a tendance à qualifier de dépendance sexuelle tout comportement sexuel qui n’a pas lieu au sein du mariage, dans une chambre obscure, en secret et en vue d’avoir des enfants.
Bref, la dépendance au sexe existe comme toute autre dépendance. Il faut procurer de l’aide aux personnes qui en souffrent, comme à toute autre personne qui souffre d’une autre dépendance. Il s’agit toutefois ici d’une minorité de personnes qui ne peuvent plus maîtriser leur propre comportement, même parfois avec l’aide d’autrui.
Un climat anti sexuel peut facilement pousser les personnes à se considérer comme dépendants sexuels. Heureusement que depuis quelque temps, la dépendance sexuelle se fait de mieux en mieux connaître chez le grand public. Il y a aussi des progrès scientifiques en Europe et aux Etats-Unis qui permettent de mieux analyser cette maladie pour mieux la traiter.

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