homophilie

En grec, ‘homo’ veut dire ‘identique’. L’homophilie est le fait de se sentir attiré par des gens du même sexe que soi. On utilise d’ailleurs plus souvent le terme ‘homosexualité’ qu’homophilie. En effet, le terme ‘homophilie’ pourrait suggérer qu’il s’agit seulement d’une attirance au niveau des sentiments ou de l’âme, et pas d’une attirance sexuelle.

 

Si on a longtemps préféré ce terme un peu flou, ce n’est pas un hasard. Il ne faut pas oublier que jusque dans la première moitié du vingtième siècle, l’homosexualité était considérée comme un délit et était sévèrement réprimée (surtout quand des mineurs y étaient impliqués). Vers le milieu du vingtième siècle on a commencé à considérer l’homosexualité plutôt comme une préférence ou un penchant, ce qui favorisa l’acceptation du phénomène. Si l’homosexualité était une question de préférence, sans que l’individu n’ait choisi d’avoir ce penchant, il devenait plus difficile d’en justifier la répression. Néanmoins, certaines personnes (beaucoup de religieux notamment) disaient que le fait d’avoir un certain penchant ne signifiait pas nécessairement qu’on devait le mettre en pratique.

 

L’acceptation de l’homophilie – un bilan mitigé 

Ce n’est que vers la fin du vingtième siècle que l’homosexualité a commencé à être considérée comme une variante sexuelle à part entière –mais seulement dans les pays occidentaux. En 1990 l’homophilie a par exemple été retirée de la liste des maladies mentales établie par l’Organisation Mondiale de la Santé. Et si plusieurs pays occidentaux offrent désormais aux couples homosexuels la possibilité de s’unir officiellement, de se marier, ou d’adopter des enfants, dans certaines parties du monde les homosexuels sont victimes de discriminations légales importantes, voire persécutés (sept pays appliquent la peine de mort pour des actes homosexuels).

 

Homos et lesbiennes 

Le terme ‘homo’ sert le plus souvent à désigner un homme (il y a probablement une confusion avec le mot latin ‘homo’, homme), et on utilise souvent le terme ‘lesbienne’ pour désigner une femme homosexuelle. Ce mot est dérivé de ‘Lesbos’, une île grecque où la poétesse Sappho aurait vécu en communauté avec d’autres femmes. Les deux termes sont d’ailleurs employés comme injure.
Dans une société ou l’hétérosexualité est considérée comme la norme, et où la plupart des films, des chansons, des manuels scolaires et des conversations dans la vie courante renforcent cette image, les jeunes homosexuels ont du mal à trouver leur place. Ils aimeraient être normaux et ont tendance à douter d’eux-mêmes. Malgré le fait que l’homosexualité soit mieux acceptée qu’il y a trente ou quarante ans, ils ont encore souvent besoin d’aide et de conseils spécifiques.

 

Bisexualité 

Il y a aussi des gens qui considèrent que la distinction entre ‘homo’ et hétéro’ est insatisfaisante et qui veulent œuvrer pour donner aux gens la possibilité d’aimer des partenaires des deux sexes. On peut parler de réforme sexuelle, mais les bisexuels (on n’emploie pour ainsi dire jamais le terme ‘biphilie’) forment une très petite minorité.

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